Bien choisir son PSM (Poste de Sécurité Microbiologique) : le guide Oxygen
Vous devez sélectionner un poste de sécurité microbiologique qui protège réellement le manipulateur, le produit et l’environnement — sans compromettre la performance en laboratoire. Concrètement, le bon choix repose sur quatre piliers : niveau de protection (classes I/II/III au sens de la norme), technologie d’air (flux laminaire, veine de garde, filtration HEPA), dimensionnement & ergonomie (largeur, profondeur, confort), et assurance qualité (certification, contrôles et maintenance).
Ce guide répond directement à vos questions fréquentes : comment choisir un PSM, quelles caractéristiques regarder, quelle différence avec une hotte à flux laminaire, quelle importance donner à la certification et à l’entretien. À la clé : un PSM adapté à vos manipulations (culture cellulaire, virologie, hématologie…) et un environnement de travail plus sûr, avec une contamination croisée maîtrisée. Pour illustrer les options, nous nous appuierons sur la gamme N-Safe (Premium, Pro, Value, XL, Pharma, PP) proposée par Oxygen.
Comment choisir son PSM : la méthode express
1) Cartographiez vos risques et usages
- Nature des manipulations : culture cellulaire, virologie, hématologie, génétique, pharma, cosmétique…
- Risque d’aérosols et de contamination croisée.
- Présence de chimie (acides, solvants) en complément du biologique.
- Contraintes process : instruments lourds, thermosoudeuses, incubations, robots.
2) Associez un niveau de protection
- Classe I (opérateur + environnement), Classe II (opérateur + produit + environnement), Classe III (enceinte totalement confinée).
- En Classe II, le type A2 est le standard : double filtration HEPA (soufflage/extraction), recirculation majoritaire, barrière d’air frontale (≈0,4 m/s).
3) Évaluez le gabarit et l’ergonomie
- Largeur utile : 900/1200/1500/1800 mm selon le nombre d’opérateurs et la place pour le matériel.
- Plan de travail (ex. inox), face avant inclinée, hauteur de vitre, éclairage, niveau sonore, consommation.
4) Choisissez les matériaux et options
- Inox 304/316 pour nettoyage/stérilisation intensifs (pharma).
- Polypropylène (PP) si la compatibilité chimique (acides/solvants) est critique.
- Options : UV, prises électriques/USB, RJ45, gaz/vide, caisson d’extraction (HEPA/charbon), piètement réglable.
5) Verrouillez conformité & cycle de vie
- Normes : EN 12469, ISO 14644-1 (classe particulaire du volume de travail).
- Qualification IQ/OQ/PQ, tests fumigène, cartographie des vitesses, contrôles d’intégrité des filtres.
- Maintenance planifiée (préventive), SAV et formation utilisateurs.
PSM vs hotte à flux laminaire : ne pas confondre
- PSM : protège produit + opérateur + environnement grâce à la veine de garde et la dépression de l’enceinte.
- Hotte à flux laminaire : ne protège que le produit (pas l’opérateur).
- Sorbonne chimique : destinée aux vapeurs et gaz (chimie), pas aux agents biologiques en aérosols.
Conclusion : si l’objectif inclut la sécurité de l’utilisateur et du laboratoire, le PSM est requis.
Les critères de choix détaillés
A) Usage & niveau de confinement
- Culture cellulaire / virologie : PSM Classe II type A2 recommandé.
- Radio-isotopes : PSM dédié avec blindage (si présent dans votre organisation).
- Biologie + solvants/acides : orientez-vous vers une cuve et des parois compatibles (PP), voire extraction dédiée.
B) Taille, ergonomie & performance
- Largeur selon le flux de travail : 900 mm (un opérateur), 1200–1500 mm (confort), 1800 mm (montages complexes).
- Confort d’usage : vitre motorisée, écran de commande clair, alarmes visuelles/sonores, veine de garde stable.
- Performance d’air : flux laminaire vertical homogène, barrière d’air à la bonne vitesse, HEPA H14 (≥99,995 % MPPS).
C) Matériaux & compatibilités
- Inox 304/316 : nettoyage agressif, stérilisation répétée, environnements BPF.
- Polypropylène (PP) : excellente résistance chimique (acides, bases, solvants) et absence de métal dans la zone de travail.
D) Intégration & options utiles
- Périphériques : prises, RJ45, gaz/vide, ports passants.
- Traitement de l’air : caisson d’extraction (HEPA/charbon) si besoin de rejeter à l’extérieur.
- Automatisation : compatibilité robots (gabarit XL, pass-through).
E) Conformité, qualification & traçabilité
- EN 12469 + ISO 14644-1 (classe ISO de l’enceinte).
- IQ/OQ/PQ avec rapports, étiquetage, certificats de filtres et journal de maintenance.
- Formation des opérateurs : bonnes pratiques, erreurs à éviter, procédures d’alarme.
Quel modèle n-Safe pour votre besoin ?
(Exemples d’orientation, à affiner au diagnostic de vos risques et locaux.)
n-Safe Premium — performance & confort avancés
Pour les laboratoires exigeants qui veulent stabilité de flux, faible bruit, écran tactile et ergonomie au quotidien. Idéal en culture cellulaire et viro, avec double HEPA et barrière d’air très stable.
n-Safe Pro — polyvalence au quotidien
Le bon équilibre performance/équipement pour des manipulations variées : microbiologie, hématologie, génétique… Soufflage/extraction filtrés, commandes intuitives, composants faciles d’accès pour la maintenance.
n-Safe Value — l’essentiel conforme
Pour des besoins budget-maîtrisés sans concession sur la sécurité : Classe II A2, flux laminaire maîtrisé, filtres HEPA certifiés, paramètres essentiels clairement affichés.
n-Safe XL — grand volume & robotique
Conçu pour l’intégration de robots, automates et montages complexes. Largeurs supérieures, volume de travail optimisé, veine de garde robuste malgré la charge instrumentale.
n-Safe Pharma — inox & nettoyage intensif
Environnements BPF et protocoles de nettoyage/stérilisation répétés : plan de travail inox 304/316, finitions adaptées, traçabilité renforcée. Parfait pour pharma/biotech et qualifications strictes.
n-Safe PP — compatibilité chimique maximale
Construction 100 % polypropylène pour manipulations biologiques avec acides/solvants. Idéal en cosmétique, contrôle qualité, biologie où la résistance chimique est décisive.
Installation, mise en service & sécurité d’utilisation
Implantation dans la pièce
- Évitez courants d’air (portes, fenêtres, grilles), laissez des dégagements latéraux/haut pour maintenance et mesures.
- Vérifiez alimentation électrique, éventuelle raccordement d’extraction, hauteur sous plafond pour lever la vitre.
Mise en service & qualification
- IQ/OQ : installation conforme, vérifications électriques/sécurité, cartographie des vitesses, tests fumigène, intégrité HEPA.
- PQ : essais en charge (vos manipulations réelles), ajustements des SOP.
Utilisation quotidienne (SOP)
- Démarrage : allumez, laissez stabiliser le flux (quelques minutes), préparez le plan de travail (zoning propre → sale), désinfectez.
- Pendant la manip : évitez gestes brusques/obstructions de la barrière d’air, maintenez un flux laminaire clair, surveillez alarmes.
- Arrêt : désinfection, attendez la purge (quelques minutes), fermez la vitre.
- Erreurs à éviter : transformer le PSM en zone de stockage, obstruer les grilles, travailler avec des débits non conformes.
Maintenance & coût total de possession
Filtres, contrôles & périodicité
- Durée de vie des filtres variable selon charge particulaire/activité ; planifiez le changement de filtres avant saturation.
- Contrôles périodiques : vitesses frontales, intégrité HEPA, bruit, dépression, alarmes, cartographie.
- Traçabilité : conservez rapports, étiquettes, certificats.
SAV, pièces & formation
- Maintenance préventive (réglages, nettoyage technique, vérifs de sécurité) pour éviter l’arrêt non planifié.
- SAV multi-marques le cas échéant, pièces d’origine, formation initiale et rappels réguliers pour les nouveaux opérateurs.
Mémo “5 critères” pour décider facilement
- Risque & usage (aérosols, chimie, BPF).
- Classe/Type (II A2 dans la majorité des cas biologiques).
- Taille & ergonomie (largeur utile, vitre, bruit, éclairage).
- Matériaux & options (inox vs PP, UV, RJ45, gaz/vide, caisson d’extraction).
- Conformité & cycle de vie (EN 12469, ISO 14644-1, IQ/OQ/PQ, maintenance).
FAQ
Comment choisir rapidement un PSM ?
Évaluez activité/risques, prenez Classe II A2 par défaut en biologique, dimensionnez la largeur, choisissez inox (nettoyage intensif) ou PP (chimie), vérifiez qualification et maintenance.
Quelles sont les caractéristiques essentielles d’un PSM ?
Flux laminaire vertical stable, veine de garde, double HEPA H14 (soufflage/extraction), barrière d’air conforme, alarmes efficaces, plan de travail adapté, dépression maîtrisée.
Quels types de PSM existent ?
Classe I (opérateur/environnement), Classe II (opérateur/produit/environnement), Classe III (boîte à gants confinée). En Classe II, type A2 (recirculation majoritaire) est le plus répandu.
Comment garantir la sécurité au travail ?
Par des SOP claires, la formation des opérateurs, des contrôles périodiques (vitesses, filtres) et une maintenance préventive planifiée.
Quelle est l’importance des normes/certifications ?
Elles assurent qu’un PSM respecte les performances minimales (EN 12469) et la propreté particulaire (ISO 14644-1), et que vos pratiques sont traçables (IQ/OQ/PQ).
Comment évaluer un PSM pour mon labo ?
Réalisez un audit de besoin (risques, volumes, équipements), testez l’implantation, validez dégagements, bruit, ergonomie, et définissez un plan de qualification.
PSM vs hotte à flux laminaire : quelle différence ?
La hotte laminaire protège le produit. Le PSM protège produit + opérateur + environnement grâce à sa barrière d’air et sa dépression.
Quelles options sont vraiment utiles ?
UV (selon vos SOP), RJ45/prises pour instruments, gaz/vide selon protocole, caisson d’extraction si rejet extérieur, piètement réglable pour l’ergonomie.
Que se passe-t-il si le PSM est recalé au contrôle ?
Un plan d’actions est appliqué : réglages, remplacement de filtres, réparation capteurs/ventilateurs, re-qualification complète et mise à jour des rapports.
Besoin d’aide pour choisir ?
Nos équipes Oxygen vous accompagnent du diagnostic au devis, de l’installation à la qualification (IQ/OQ/PQ), puis en maintenance et formation




